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Une sélection des enseignements et conférences du Collège de France. Retrouvez l’ensemble des podcasts du Collège de France par professeur sur notre site internet.

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Une sélection des enseignements et conférences du Collège de France. Retrouvez l’ensemble des podcasts du Collège de France par professeur sur notre site internet.

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Episodes

Grand événement - Les Jeux au Collège de France : Sport et migrations

2/8/2024
Grand événement - Les Jeux au Collège de France : Sport et migrations Intervenants : Patrick Mignon Sociologue, ancien responsable du laboratoire de sociologie de l'INSEP Paul Dietschy Professeur d'histoire contemporaine, directeur du Centre Lucien Febvre, directeur de la revue "Football(s). Histoire, Culture, Économie, Société" Emmanuel Laurentin Journaliste et historien, producteur de l'émission "Le Temps du débat" sur France Culture Résumé L'invention du sport moderne à la fin du XIXe siècle est consubstantielle à la question des migrations et des circulations puisque la codification des règles sportives universellement acceptées doit permettre d'opposer des concurrents de toute origine. Par ailleurs, cette invention se produit pendant la reprise de la colonisation du monde par les puissances européennes, en particulier la Grande-Bretagne. Les troupes et les fonctionnaires coloniaux, les commerçants, les missionnaires et pédagogues diffusent le sport dans le monde au cours de leurs circulations et migrations. Dans les pays dits « neufs » d'Amérique du Nord et du Sud, le sport joue un rôle de création d'identité nouvelle et d'agrégation de peuples aux origines multiples. À partir de la Belle Époque, les migrations liées au sport se complexifient. Elles deviennent des migrations d'élites professionnelles, celles du sport (boxeurs noirs à Paris avant 1914, footballeurs sud-américains et d'Europe centrale et déjà d'Afrique dans l'entre-deux-guerres). Ces flux plus ou moins importants sont régulés par les grandes fédérations sportives comme la FIFA. En même temps, le sport est un lieu d'intégration – ou d'affirmation identitaire pour certains – notamment en France dans les sports populaires comme la boxe, le cyclisme ou le football. Il faut insister sur le modèle français ici, très précoce et original par rapport à ses voisins. Pour l'époque contemporaine, on verra comment le sport pose la question des sociétés multiculturelles et est l'un des lieux, parfois complexes, de promotion des minorités visibles et, en même temps, de construction d'un nouveau récit national, celui du sport. La question du racisme dans le sport sera également abordée.

Conférencier invité - Piet Lammers 3/4 : La transition de Berezinsky-Kosterlitz-Thouless au point critique

2/7/2024
Collège de France Année 2023-2024 Conférencier invité - Piet Lammers :La transition de Berezinsky-Kosterlitz-Thouless au point critique (3) Piet Lammers Mathématicien, chaire de professeur junior au CNRS et au laboratoire de probabilités, statistique et modélisation Piet Lammers, mathématicien, occupe actuellement le poste de chaire de professeur junior au CNRS, où il est rattaché au Laboratoire de probabilités, statistique et modélisation (Sorbonne Université). Originaire de Groningue, il est diplômé de l'université d'Utrecht et a poursuivi sa thèse sous la direction de James Norris à l'université de Cambridge. Pendant son séjour à Cambridge, il a séjourné dans une résidence collaborative aux côtés de trois autres mathématiciens néerlandophones. En 2018, il a été honoré du prix d'essai Smith-Knight et Rayleigh-Knight en reconnaissance d'une partie de ses travaux de thèse. Par la suite, il a effectué des recherches postdoctorales au sein du groupe dirigé par Hugo Duminil-Copin à l'IHES. Les travaux de Piet Lammers se concentrent principalement sur les problèmes issus de la mécanique statistique. En appliquant des techniques issues de la combinatoire et de la théorie des probabilités, ses recherches ont apporté une contribution significative à la compréhension de la transition Berezinskii-Kosterlitz-Thouless ainsi qu'à la brisure spontanée de symétrie en deux dimensions. Ses collaborations scientifiques s'étendent à différents groupes de recherche en Europe, notamment en France, en Suisse et en Autriche. Piet Lammers est lauréat du Prix Claude-Antoine Peccot pour l'année 2023-2024.

Conférencier invité - Jessica Fintzen 3/4 : Representations of p-adic Groups

2/7/2024
Collège de France Année 2023-2024 Conférencier invité - Jessica Fintzen : Representations of p-adic Groups (3) Jessica Fintzen Professeure à l'institut de mathématiques de l'Université de Bonn Intervenants Jessica Fintzen Professeure à l'institut de mathématiques de l'Université de Bonn

Grand événement : Approches expérimentales en éducation : Les défis de l'orientation

2/7/2024
Esther Duflo Collège de France Pauvreté et politiques publiques 2023-2024 Grand événement : Approches expérimentales en éducation : Les défis de l'orientation Marc Gurgand Directeur de recherche au CNRS et professeur à l'École d'économie de Paris Résumé Au cours de sa scolarité, un élève est amené à faire plusieurs choix qui affectent autant son éducation que ses débouchés professionnels. Ce choix a lieu à la fin du collège, lorsqu'il faut intégrer une filière, à la fin du lycée, lorsque la décision d'inscription dans le supérieur est prise et parfois même durant les études supérieures. Que signifie alors faire un bon choix d'orientation ? Il est compliqué de diagnostiquer une erreur dans un choix individuel, qui se fait en fonction de préférences et de connaissances qui échappent à la quantification statistique. Cependant, il existe des signes que des biais systématiques poussent certaines populations à ne pas choisir des filières, bien que les places existent ou que les élèves en ont le niveau. Ces signes consistent en la sous- ou surreprésentation de certains groupes dans des filières. Il en va ainsi des filles dans les filières scientifiques ou des élèves des classes populaires dans les filières d'élite, par exemple. Ce déséquilibre peut provenir d'un manque d'informations des élèves, sur le système, et sur eux-mêmes. Or, les décideurs publics se sont intéressés à l'orientation essentiellement par le prisme de l'offre, en encourageant la création de places dans des formations existantes ou nouvelles. Cependant, il est important d'agir également sur le plan de la demande. Des interventions ont été menées dans ce sens, et leur évaluation par la littérature apporte de précieuses informations sur les caractéristiques d'une bonne politique publique d'orientation. Marc Gurgand est ancien élève de l'École normale supérieure et docteur en économie de l'École des hautes études en sciences sociales. Il est directeur de recherche au CNRS, professeur à l'École d'économie de Paris et directeur du département d'Économie de l'École normale supérieure – PSL. Il est également directeur scientifique de J-PAL Europe. Ses domaines de recherche portent sur les politiques sociales et l'économie de l'éducation, principalement au travers d'expérimentations sociales randomisées. Il a publié de nombreux articles en économie du travail et en économie de l'éducation dans les revues académiques internationales. Il préside le comité scientifique du Plan d'investissement dans les compétences. Il est par ailleurs membre du conseil scientifique de l'Éducation nationale. De 2009 à 2013, il a présidé le conseil scientifique du Fonds d'expérimentation pour la jeunesse. Il a également coprésidé la mission de préfiguration de la Garantie Jeunes.

Leçon inaugurale - Kyle Harper : Changements climatiques et dynamiques sociales : perspectives historiques sur le grand défi

2/1/2024
Kyle Harper Avenir Commun Durable (2023-2024) Collège de France Année 2023-2024 Leçon inaugurale : Changements climatiques et dynamiques sociales : perspectives historiques sur le grand défi Résumé Motivée par le défi du changement climatique anthropique, la reconstruction du climat de l'Holocène a apporté aux historiens et aux archéologues de nouvelles connaissances sur le passé humain. Nous apprenons que l'instabilité du système Terre a joué un rôle important dans l'histoire humaine. Mais pour réellement mesurer le rôle qu'a tenu l'environnement dans le passé et ainsi pouvoir projeter ses effets possibles dans l'avenir, il faudra non seulement envisager le climat, mais aussi la société humaine comme un système complexe. Ce système peut parfois être résistant aux perturbations, parfois sensible aux changements rapides avec des effets en cascade. Ces connaissances pourront éclairer les citoyens et les décideurs politiques sur la manière d'évaluer les risques auxquels sera confrontée la société contemporaine. En bref, l'intégration des sciences naturelles dans l'étude de l'histoire humaine peut enrichir notre compréhension du passé comme du présent. Kyle Harper Université de l'Oklahoma et Fractal Faculty, Santa Fe Institute. Professeur invité du Collège de France

Conférencier invité - Piet Lammers 2/4 : La transition de Berezinsky-Kosterlitz-Thouless au point critique

1/31/2024
Collège de France Année 2023-2024 Conférencier invité - Piet Lammers :La transition de Berezinsky-Kosterlitz-Thouless au point critique (2) Piet Lammers Mathématicien, chaire de professeur junior au CNRS et au laboratoire de probabilités, statistique et modélisation Piet Lammers, mathématicien, occupe actuellement le poste de chaire de professeur junior au CNRS, où il est rattaché au Laboratoire de probabilités, statistique et modélisation (Sorbonne Université). Originaire de Groningue, il est diplômé de l'université d'Utrecht et a poursuivi sa thèse sous la direction de James Norris à l'université de Cambridge. Pendant son séjour à Cambridge, il a séjourné dans une résidence collaborative aux côtés de trois autres mathématiciens néerlandophones. En 2018, il a été honoré du prix d'essai Smith-Knight et Rayleigh-Knight en reconnaissance d'une partie de ses travaux de thèse. Par la suite, il a effectué des recherches postdoctorales au sein du groupe dirigé par Hugo Duminil-Copin à l'IHES. Les travaux de Piet Lammers se concentrent principalement sur les problèmes issus de la mécanique statistique. En appliquant des techniques issues de la combinatoire et de la théorie des probabilités, ses recherches ont apporté une contribution significative à la compréhension de la transition Berezinskii-Kosterlitz-Thouless ainsi qu'à la brisure spontanée de symétrie en deux dimensions. Ses collaborations scientifiques s'étendent à différents groupes de recherche en Europe, notamment en France, en Suisse et en Autriche. Piet Lammers est lauréat du Prix Claude-Antoine Peccot pour l'année 2023-2024.

Conférencier invité - Jessica Fintzen 2/4 : Representations of p-adic Groups

1/31/2024
Collège de France Année 2023-2024 Conférencier invité - Jessica Fintzen : Representations of p-adic Groups (2) Jessica Fintzen Professeure à l'institut de mathématiques de l'Université de Bonn Résumé The second lecture will provide an introduction to the Bruhat–Tits theory and Moy–Prasad filtration, which play an essential role in the construction and study of representations of p-adic groups. (The second lecture is mostly independent of the first lecture apart from relying on the basic definitions of a p-adic field.) Intervenants Jessica Fintzen Professeure à l'institut de mathématiques de l'Université de Bonn

Leçon inaugurale - Alessandro Morbidelli : Déterminisme et stochasticité en formation planétaire

1/25/2024
Alessandro Morbidelli Formation planétaire : de la Terre aux exoplanètes Collège de France Année 2023 - 2024 Leçon inaugurale : Déterminisme et stochasticité en formation planétaire Résumé Pendant des siècles, on s'est attendu à ce que tous les systèmes planétaires, en vertu de l'universalité des lois physiques, ressemblent approximativement au nôtre, avec de petites planètes rocheuses à l'intérieur et des géantes gazeuses à l'extérieur, toutes sur des orbites presque circulaires et coplanaires. Cependant, la découverte de nombreuses planètes extrasolaires nous a révélé la grande diversité de systèmes planétaires. Cette leçon inaugurale présentera l'état actuel des connaissances sur les structures des systèmes planétaires connus, tout en situant notre propre Système solaire dans ce vaste contexte. Elle abordera ensuite la question de savoir comment des lois universelles peuvent donner lieu à une telle diversité. Cette diversité peut résulter de conditions initiales radicalement différentes, mais les observations modernes des disques protoplanétaires révèlent que, malgré certaines variations, ces pépinières de formation planétaire partagent de nombreuses caractéristiques communes. La discussion portera alors sur certains processus qui interviennent dans la formation planétaire, en distinguant ceux qui semblent être déterministes (où de petites différences dans les conditions initiales entraînent de légères différences finales) de ceux qui sont plus complexes et peuvent conduire à des comportements stochastiques (où les trajectoires évolutives divergent de manière exponentielle, donnant ainsi des résultats radicalement différents). La prise de conscience que la formation planétaire est très sensible aux contingences nous amènera à réfléchir sur la probabilité de l'existence de planètes similaires à la nôtre ailleurs dans la galaxie, ainsi que sur la possibilité du développement de la vie dans des mondes exotiques.

Conférencier invité - Piet Lammers 1/4 : La transition de Berezinsky-Kosterlitz-Thouless au point critique

1/24/2024
Collège de France Année 2023-2024 Conférencier invité - Piet Lammers :La transition de Berezinsky-Kosterlitz-Thouless au point critique (1) Piet Lammers Mathématicien, chaire de professeur junior au CNRS et au laboratoire de probabilités, statistique et modélisation Piet Lammers, mathématicien, occupe actuellement le poste de chaire de professeur junior au CNRS, où il est rattaché au Laboratoire de probabilités, statistique et modélisation (Sorbonne Université). Originaire de Groningue, il est diplômé de l'université d'Utrecht et a poursuivi sa thèse sous la direction de James Norris à l'université de Cambridge. Pendant son séjour à Cambridge, il a séjourné dans une résidence collaborative aux côtés de trois autres mathématiciens néerlandophones. En 2018, il a été honoré du prix d'essai Smith-Knight et Rayleigh-Knight en reconnaissance d'une partie de ses travaux de thèse. Par la suite, il a effectué des recherches postdoctorales au sein du groupe dirigé par Hugo Duminil-Copin à l'IHES. Les travaux de Piet Lammers se concentrent principalement sur les problèmes issus de la mécanique statistique. En appliquant des techniques issues de la combinatoire et de la théorie des probabilités, ses recherches ont apporté une contribution significative à la compréhension de la transition Berezinskii-Kosterlitz-Thouless ainsi qu'à la brisure spontanée de symétrie en deux dimensions. Ses collaborations scientifiques s'étendent à différents groupes de recherche en Europe, notamment en France, en Suisse et en Autriche. Piet Lammers est lauréat du Prix Claude-Antoine Peccot pour l'année 2023-2024.

Conférencier invité - Jessica Fintzen 1/4 : Representations of p-adic Groups

1/24/2024
Collège de France Année 2023-2024 Conférencier invité - Jessica Fintzen : Representations of p-adic Groups Jessica Fintzen Professeure à l'institut de mathématiques de l'Université de Bonn Résumé The first lecture is aimed at a general math audience and will be an introduction to the representation theory of p-adic groups and its relation to other areas. It will include an overview of the construction of representations of p-adic groups as well as the structure of the category of all (smooth) representations of p-adic groups. Intervenants Jessica Fintzen Professeure à l'institut de mathématiques de l'Université de Bonn

Leçon inaugurale - Emmanuelle Porcher : Les interactions plantes-pollinisateurs, une vitrine de la crise de la biodiversité

1/18/2024
Emmanuelle Porcher Collège de France Biodiversité et écosystèmes Année 2023-2024 Leçon inaugurale : Les interactions plantes-pollinisateurs, une vitrine de la crise de la biodiversité Résumé La biodiversité est connue comme la diversité des différents niveaux d'organisation du vivant (diversité génétique, diversité des espèces, diversité des écosystèmes), mais elle se caractérise également par la diversité des interactions entre les êtres vivants : compétition, coopération, prédation, mutualisme... Ces interactions, parfois très étroites, et produits d'une longue coévolution, maillent toute la surface de la Terre et font de la biodiversité le « tissu vivant de la planète », qui régule son fonctionnement. La crise de la biodiversité actuelle, souvent décrite par des disparitions d'espèces ou des changements d'abondance des populations, implique aussi des modifications plus difficiles à observer, mais avec des conséquences au moins aussi importantes : la disparition des interactions.Le tissu de la planète se distend, et les interactions entre les plantes à fleurs et les pollinisateurs, qui dépendent réciproquement les unes des autres pour leur reproduction et leur alimentation, en sont une bonne illustration. Une solution pour inverser cette tendance repose peut-être sur le rétablissement d'une autre forme d'interactions : celles entre les humains et le reste du vivant, qui s'éteignent aussi progressivement, notamment du fait de nos modes de vie de plus en plus urbains.

Grand événement - Approches expérimentales en éducation 1/5 : Introduction aux expérimentations en éducation

1/12/2024
Grand événement - Approches expérimentales en éducation : Introduction aux expérimentations en éducation Intervenant : Esther Duflo Professeur au Collège de France Esther Duflo ouvrira le cycle du séminaire Agir pour l'éducation avec une introduction à la série de cours. Elle présentera à cette occasion ses ouvrages à destination des enfants qui ont pour objectif de sensibiliser le jeune public aux problématiques de la pauvreté. Lors de cette session d'ouverture, elle abordera les défis liés à l'éducation à travers l'exemple du programme Teaching at the Right Level.

Duration:00:51:43

Grand événement - Naveen Kanalu Ramamurthy : Le droit hanéfite dans l'Empire moghol. Institutions, normes et pratiques islamiques en Inde (1650–1700)

12/14/2023
Grand événement - Le droit hanéfite dans l'Empire moghol. Institutions, normes et pratiques islamiques en Inde (1650–1700) Naveen Kanalu Ramamurthy Maître de conférences, EHESS Conférence de Naveen Kanalu Ramamurthy, lauréat du prix du Collège de France pour les jeunes chercheuses et les jeunes chercheurs 2023 Tout comme l'Empire ottoman et des khanats d'Asie centrale, l'Empire moghol (1526-1857) – dernière grande puissance impériale ayant dominé le sous-continent indien avant le colonialisme britannique –, était régi par des institutions, normes et pratiques issues du droit hanéfite, une des quatre écoles juridiques de l'islam sunnite. Comment les normes élaborées par le droit savant des juristes hanéfites ont-elles façonné les institutions mogholes ? À partir d'archives multilingues en arabe, en persan et en langues vernaculaires indiennes, nous proposons un petit tour d'horizon des pratiques administratives et juridiques mogholes afin de montrer des relations de pouvoir asymétriques qui existaient entre les agents de l'autorité impériale et les sujets dans les sociétés composées de différentes castes, ethnicités et religions. Il s'agit d'appréhender la normativité juridique entre les normes provenant de la méthode casuistique des juristes et leurs usages par les chancelleries, les administrateurs et les juges à l'œuvre dans l'Empire moghol, l'un des régimes de pouvoir impérial les plus centralisés à l'époque moderne. Nous interrogeons les pratiques quotidiennes de l'application des règles pour saisir le savoir-faire professionnel du système juridique hanéfite qui s'est développé dans la région. Nous faisons ainsi dialoguer la culture juridique de l'Inde moghole avec l'histoire des empires en terre d'Islam.

Colloque - La ville du futur : Table ronde : Vivre dans la ville du futur

12/1/2023
Grand événement Collège de France La ville du futur Année 2023-2£024 Colloque - La ville du futur : Mobilités et artères urbaines du futur Intervenant(s) : Stéphane Lecler, directeur de l'urbanisme – Ville de Paris Sonia Lavadinho, autrice, conférencière, consultante, directrice fondatrice de Bfluid ------------ Le futur est dans la ville. En 2022, 56 % de la population mondiale, soit environ 4,4 milliards d'habitants, vivaient en milieu urbain. Cette tendance, si elle se maintenait, ferait que d'ici 2050, 7 personnes sur 10 seront citadines. Cette concentration humaine est source de richesse économique et culturelle, mais induit évidemment des risques, des fragilités, des inégalités parfois extrêmes. Elle est aussi génératrice d'effets environnementaux indésirables. La Banque mondiale estime que les villes représentent actuellement près des 2/3 de la consommation mondiale d'énergie et 70 % des émissions planétaires de gaz à effet de serre. Responsable certes, mais aussi victime de l'accélération des changements environnementaux, en particulier climatiques, caractéristiques de l'anthropocène. Ainsi s'impose la nécessité d'adapter les grands ensembles urbains à ces défis environnementaux. Certaines métropoles sont menacées par la montée des eaux océaniques. D'autres – parfois les mêmes – sont menacées par les accidents climatiques extrêmes, précipitations massives génératrices d'inondations brutales, canicules, voire simplement augmentation soutenue des températures moyennes impactant violemment populations et infrastructures urbaines. À ces défis vient s'ajouter la gestion du risque sanitaire : qualité et disponibilité de l'eau, risque épidémique, maladies liées à la pollution. L'« exposome urbain » reste à appréhender dans sa globalité, sans parler des altérations de la biodiversité microbienne, animale et végétale. Ces pressions environnementales, devenues globales – à des degrés variables – à l'échelle planétaire, sont aussi de puissants révélateurs et moteurs d'inégalités, que ce soit dans une seule et même ville où elles creusent un fossé entre populations aisées et populations marginalisées ou entre des villes situées sur des continents et dans des contextes socioéconomiques différents. L'urbanisation galopante est ainsi principalement portée par la poursuite du développement en Afrique et en Asie. Les politiques de la ville devront tenir compte de ces exigences d'adaptation, à l'intersection des impératifs socio-économiques, environnementaux, climatiques et sanitaires, pour bâtir un espace urbain résilient et accueillant pour tous. Elles pourront s'inspirer d'exemples d'adaptabilité de métropoles soumises de longue date aux excès climatiques. L'acceptabilité sociale et économique des adaptations indispensables à la conception de la ville du futur est un autre défi pour les politiques urbaines à venir. Le Collège de France, par le biais de son initiative Avenir Commun Durable, espère apporter une contribution aux réflexions sur ces questions complexes. Pour ce faire, il s'appuie sur un panel large d'intervenants couvrant un vaste champ de disciplines. À quoi donc ressemblera la ville du futur ? L'initiative Avenir Commun Durable bénéficie du soutien de la Fondation du Collège de France, de ses grands mécènes La Fondation Covéa et TotalEnergies et de ses mécènes Faurecia et Saint-Gobain.

Colloque - La ville du futur : Mobilités et artères urbaines du futur

12/1/2023
Grand événement Collège de France La ville du futur Année 2023-2£024 Colloque - La ville du futur : Mobilités et artères urbaines du futur Intervenant(s) Frédéric Bourquin, ingénieur général des Ponts, des eaux et forêts, vice-président délégué à l'innovation à l'Université Gustave-Eiffel ------------ Le futur est dans la ville. En 2022, 56 % de la population mondiale, soit environ 4,4 milliards d'habitants, vivaient en milieu urbain. Cette tendance, si elle se maintenait, ferait que d'ici 2050, 7 personnes sur 10 seront citadines. Cette concentration humaine est source de richesse économique et culturelle, mais induit évidemment des risques, des fragilités, des inégalités parfois extrêmes. Elle est aussi génératrice d'effets environnementaux indésirables. La Banque mondiale estime que les villes représentent actuellement près des 2/3 de la consommation mondiale d'énergie et 70 % des émissions planétaires de gaz à effet de serre. Responsable certes, mais aussi victime de l'accélération des changements environnementaux, en particulier climatiques, caractéristiques de l'anthropocène. Ainsi s'impose la nécessité d'adapter les grands ensembles urbains à ces défis environnementaux. Certaines métropoles sont menacées par la montée des eaux océaniques. D'autres – parfois les mêmes – sont menacées par les accidents climatiques extrêmes, précipitations massives génératrices d'inondations brutales, canicules, voire simplement augmentation soutenue des températures moyennes impactant violemment populations et infrastructures urbaines. À ces défis vient s'ajouter la gestion du risque sanitaire : qualité et disponibilité de l'eau, risque épidémique, maladies liées à la pollution. L'« exposome urbain » reste à appréhender dans sa globalité, sans parler des altérations de la biodiversité microbienne, animale et végétale. Ces pressions environnementales, devenues globales – à des degrés variables – à l'échelle planétaire, sont aussi de puissants révélateurs et moteurs d'inégalités, que ce soit dans une seule et même ville où elles creusent un fossé entre populations aisées et populations marginalisées ou entre des villes situées sur des continents et dans des contextes socioéconomiques différents. L'urbanisation galopante est ainsi principalement portée par la poursuite du développement en Afrique et en Asie. Les politiques de la ville devront tenir compte de ces exigences d'adaptation, à l'intersection des impératifs socio-économiques, environnementaux, climatiques et sanitaires, pour bâtir un espace urbain résilient et accueillant pour tous. Elles pourront s'inspirer d'exemples d'adaptabilité de métropoles soumises de longue date aux excès climatiques. L'acceptabilité sociale et économique des adaptations indispensables à la conception de la ville du futur est un autre défi pour les politiques urbaines à venir. Le Collège de France, par le biais de son initiative Avenir Commun Durable, espère apporter une contribution aux réflexions sur ces questions complexes. Pour ce faire, il s'appuie sur un panel large d'intervenants couvrant un vaste champ de disciplines. À quoi donc ressemblera la ville du futur ? L'initiative Avenir Commun Durable bénéficie du soutien de la Fondation du Collège de France, de ses grands mécènes La Fondation Covéa et TotalEnergies et de ses mécènes Faurecia et Saint-Gobain.

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Colloque - La ville du futur : La transformation des métropoles face aux enjeux climatiques et de transition écologique

12/1/2023
Grand événement Collège de France La ville du futur Année 2023-2£024 Colloque - La ville du futur : Les matériaux pour la ville du futur Intervenant(s) Laurent Delcayrou, chef de projet résilience territoriale, The Shift Project Résumé Les vingt-deux métropoles administratives et les agglomérations autour de grands pôles urbains partagent un certain nombre de spécificités tant au niveau de leurs vulnérabilités que de leurs capacités d'action. Leurs densités de populations, d'équipements et d'activités les rendent particulièrement vulnérables aux crises climatiques et énergétiques. Leur concentration de richesses, d'emplois et de populations les plus riches leur donne une grande responsabilité pour accompagner la décarbonation de l'économie et de la société française. Plus que tout autre territoire, la résilience des métropoles face aux enjeux climatiques et écologiques repose sur leur capacité à se transformer. Parmi les enjeux spécifiques de cette transformation, nous illustrerons : la prise en compte des fortes inégalités sociales et territoriales la capacité des métropoles à rester vivables, vivantes et conviviales la préférence pour le bien-être des habitants plutôt que la croissance leur rayonnement et leur pouvoir de faciliter les coopérations au service de la transition écologique ------------ Le futur est dans la ville. En 2022, 56 % de la population mondiale, soit environ 4,4 milliards d'habitants, vivaient en milieu urbain. Cette tendance, si elle se maintenait, ferait que d'ici 2050, 7 personnes sur 10 seront citadines. Cette concentration humaine est source de richesse économique et culturelle, mais induit évidemment des risques, des fragilités, des inégalités parfois extrêmes. Elle est aussi génératrice d'effets environnementaux indésirables. La Banque mondiale estime que les villes représentent actuellement près des 2/3 de la consommation mondiale d'énergie et 70 % des émissions planétaires de gaz à effet de serre. Responsable certes, mais aussi victime de l'accélération des changements environnementaux, en particulier climatiques, caractéristiques de l'anthropocène. Ainsi s'impose la nécessité d'adapter les grands ensembles urbains à ces défis environnementaux. Certaines métropoles sont menacées par la montée des eaux océaniques. D'autres – parfois les mêmes – sont menacées par les accidents climatiques extrêmes, précipitations massives génératrices d'inondations brutales, canicules, voire simplement augmentation soutenue des températures moyennes impactant violemment populations et infrastructures urbaines. À ces défis vient s'ajouter la gestion du risque sanitaire : qualité et disponibilité de l'eau, risque épidémique, maladies liées à la pollution. L'« exposome urbain » reste à appréhender dans sa globalité, sans parler des altérations de la biodiversité microbienne, animale et végétale. Ces pressions environnementales, devenues globales – à des degrés variables – à l'échelle planétaire, sont aussi de puissants révélateurs et moteurs d'inégalités, que ce soit dans une seule et même ville où elles creusent un fossé entre populations aisées et populations marginalisées ou entre des villes situées sur des continents et dans des contextes socioéconomiques différents. L'urbanisation galopante est ainsi principalement portée par la poursuite du développement en Afrique et en Asie. Les politiques de la ville devront tenir compte de ces exigences d'adaptation, à l'intersection des impératifs socio-économiques, environnementaux, climatiques et sanitaires, pour bâtir un espace urbain résilient et accueillant pour tous. Elles pourront s'inspirer d'exemples d'adaptabilité de métropoles soumises de longue date aux excès climatiques. L'acceptabilité sociale et économique des adaptations indispensables à la conception de la ville du futur est un autre défi pour les politiques urbaines à venir. Le Collège de France, par le biais de son initiative Avenir Commun Durable, espère apporter une contribution aux...

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Colloque - La ville du futur : Les matériaux pour la ville du futur

12/1/2023
Grand événement Collège de France La ville du futur Année 2023-2£024 Colloque - La ville du futur : Les matériaux pour la ville du futur Intervenant(s) Yves Bréchet Membre de l'Académie des sciences, ancien haut-commissaire à l'énergie atomique, professeur associé à l'université de McMaster (Canada) et à l'université de Monash (Australie), professeur invité, Collège de France Résumé Les évolutions de la ville, en lien avec les contraintes du réchauffement climatique, aussi bien du point de vue de la logistique des transports, que de celui de la décarbonation de l'économie, ou de l'adaptation aux nouvelles conditions climatiques, va conduire à une évolution des matériaux dans le sens d'une plus grande efficacité, et d'une meilleure utilisation de la matière et de l'énergie. La situation diffèrera grandement suivant que l'on a affaire à des villes anciennes en adaptation, ou des villes nouvelles en croissance. ------------ Le futur est dans la ville. En 2022, 56 % de la population mondiale, soit environ 4,4 milliards d'habitants, vivaient en milieu urbain. Cette tendance, si elle se maintenait, ferait que d'ici 2050, 7 personnes sur 10 seront citadines. Cette concentration humaine est source de richesse économique et culturelle, mais induit évidemment des risques, des fragilités, des inégalités parfois extrêmes. Elle est aussi génératrice d'effets environnementaux indésirables. La Banque mondiale estime que les villes représentent actuellement près des 2/3 de la consommation mondiale d'énergie et 70 % des émissions planétaires de gaz à effet de serre. Responsable certes, mais aussi victime de l'accélération des changements environnementaux, en particulier climatiques, caractéristiques de l'anthropocène. Ainsi s'impose la nécessité d'adapter les grands ensembles urbains à ces défis environnementaux. Certaines métropoles sont menacées par la montée des eaux océaniques. D'autres – parfois les mêmes – sont menacées par les accidents climatiques extrêmes, précipitations massives génératrices d'inondations brutales, canicules, voire simplement augmentation soutenue des températures moyennes impactant violemment populations et infrastructures urbaines. À ces défis vient s'ajouter la gestion du risque sanitaire : qualité et disponibilité de l'eau, risque épidémique, maladies liées à la pollution. L'« exposome urbain » reste à appréhender dans sa globalité, sans parler des altérations de la biodiversité microbienne, animale et végétale. Ces pressions environnementales, devenues globales – à des degrés variables – à l'échelle planétaire, sont aussi de puissants révélateurs et moteurs d'inégalités, que ce soit dans une seule et même ville où elles creusent un fossé entre populations aisées et populations marginalisées ou entre des villes situées sur des continents et dans des contextes socioéconomiques différents. L'urbanisation galopante est ainsi principalement portée par la poursuite du développement en Afrique et en Asie. Les politiques de la ville devront tenir compte de ces exigences d'adaptation, à l'intersection des impératifs socio-économiques, environnementaux, climatiques et sanitaires, pour bâtir un espace urbain résilient et accueillant pour tous. Elles pourront s'inspirer d'exemples d'adaptabilité de métropoles soumises de longue date aux excès climatiques. L'acceptabilité sociale et économique des adaptations indispensables à la conception de la ville du futur est un autre défi pour les politiques urbaines à venir. Le Collège de France, par le biais de son initiative Avenir Commun Durable, espère apporter une contribution aux réflexions sur ces questions complexes. Pour ce faire, il s'appuie sur un panel large d'intervenants couvrant un vaste champ de disciplines. À quoi donc ressemblera la ville du futur ? L'initiative Avenir Commun Durable bénéficie du soutien de la Fondation du Collège de France, de ses grands mécènes La Fondation Covéa et TotalEnergies et de ses mécènes Faurecia et Saint-Gobain.

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Colloque - La ville du futur : L'hôpital du futur

12/1/2023
Grand événement Collège de France La ville du futur Année 2023-2£024 Colloque - La ville du futur : L'hôpital du futur Intervenant(s) Lise Rochaix, professeure agrégée des universités en sciences économiques, université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne Résumé L'objet de cette présentation est d'analyser le rôle actuel et futur de l'hôpital dans la ville, et plus généralement dans les territoires. ------------ Le futur est dans la ville. En 2022, 56 % de la population mondiale, soit environ 4,4 milliards d'habitants, vivaient en milieu urbain. Cette tendance, si elle se maintenait, ferait que d'ici 2050, 7 personnes sur 10 seront citadines. Cette concentration humaine est source de richesse économique et culturelle, mais induit évidemment des risques, des fragilités, des inégalités parfois extrêmes. Elle est aussi génératrice d'effets environnementaux indésirables. La Banque mondiale estime que les villes représentent actuellement près des 2/3 de la consommation mondiale d'énergie et 70 % des émissions planétaires de gaz à effet de serre. Responsable certes, mais aussi victime de l'accélération des changements environnementaux, en particulier climatiques, caractéristiques de l'anthropocène. Ainsi s'impose la nécessité d'adapter les grands ensembles urbains à ces défis environnementaux. Certaines métropoles sont menacées par la montée des eaux océaniques. D'autres – parfois les mêmes – sont menacées par les accidents climatiques extrêmes, précipitations massives génératrices d'inondations brutales, canicules, voire simplement augmentation soutenue des températures moyennes impactant violemment populations et infrastructures urbaines. À ces défis vient s'ajouter la gestion du risque sanitaire : qualité et disponibilité de l'eau, risque épidémique, maladies liées à la pollution. L'« exposome urbain » reste à appréhender dans sa globalité, sans parler des altérations de la biodiversité microbienne, animale et végétale. Ces pressions environnementales, devenues globales – à des degrés variables – à l'échelle planétaire, sont aussi de puissants révélateurs et moteurs d'inégalités, que ce soit dans une seule et même ville où elles creusent un fossé entre populations aisées et populations marginalisées ou entre des villes situées sur des continents et dans des contextes socioéconomiques différents. L'urbanisation galopante est ainsi principalement portée par la poursuite du développement en Afrique et en Asie. Les politiques de la ville devront tenir compte de ces exigences d'adaptation, à l'intersection des impératifs socio-économiques, environnementaux, climatiques et sanitaires, pour bâtir un espace urbain résilient et accueillant pour tous. Elles pourront s'inspirer d'exemples d'adaptabilité de métropoles soumises de longue date aux excès climatiques. L'acceptabilité sociale et économique des adaptations indispensables à la conception de la ville du futur est un autre défi pour les politiques urbaines à venir. Le Collège de France, par le biais de son initiative Avenir Commun Durable, espère apporter une contribution aux réflexions sur ces questions complexes. Pour ce faire, il s'appuie sur un panel large d'intervenants couvrant un vaste champ de disciplines. À quoi donc ressemblera la ville du futur ? L'initiative Avenir Commun Durable bénéficie du soutien de la Fondation du Collège de France, de ses grands mécènes La Fondation Covéa et TotalEnergies et de ses mécènes Faurecia et Saint-Gobain.

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Colloque - La ville du futur : Préparer les villes du futur aux pandémies

12/1/2023
Grand événement Collège de France La ville du futur Année 2023-2£024 Colloque - La ville du futur : Préparer les villes du futur aux pandémies Intervenant(s) Frédéric Keck, directeur de recherche, CNRS Résumé Les villes du futur devront surveiller les mutations des pathogènes dans les populations animales et humaines pour anticiper les franchissements d'espèces causant des pandémies. Elles devront préparer ces populations par des sentinelles percevant les signaux d'alerte précoces et par des exercices simulant les pandémies dans des lieux de forte circulation des vivants (marchés, hôpitaux, aéroports...) Les villes seront en effet des lieux vulnérables à l'émergence des pathogènes du fait de leur position au croisement des flux de personnes et de marchandises. Ce diagnostic sera illustré à travers les dispositifs de gestion de la grippe aviaire à Hong Kong et Istanbul. ------------ Le futur est dans la ville. En 2022, 56 % de la population mondiale, soit environ 4,4 milliards d'habitants, vivaient en milieu urbain. Cette tendance, si elle se maintenait, ferait que d'ici 2050, 7 personnes sur 10 seront citadines. Cette concentration humaine est source de richesse économique et culturelle, mais induit évidemment des risques, des fragilités, des inégalités parfois extrêmes. Elle est aussi génératrice d'effets environnementaux indésirables. La Banque mondiale estime que les villes représentent actuellement près des 2/3 de la consommation mondiale d'énergie et 70 % des émissions planétaires de gaz à effet de serre. Responsable certes, mais aussi victime de l'accélération des changements environnementaux, en particulier climatiques, caractéristiques de l'anthropocène. Ainsi s'impose la nécessité d'adapter les grands ensembles urbains à ces défis environnementaux. Certaines métropoles sont menacées par la montée des eaux océaniques. D'autres – parfois les mêmes – sont menacées par les accidents climatiques extrêmes, précipitations massives génératrices d'inondations brutales, canicules, voire simplement augmentation soutenue des températures moyennes impactant violemment populations et infrastructures urbaines. À ces défis vient s'ajouter la gestion du risque sanitaire : qualité et disponibilité de l'eau, risque épidémique, maladies liées à la pollution. L'« exposome urbain » reste à appréhender dans sa globalité, sans parler des altérations de la biodiversité microbienne, animale et végétale. Ces pressions environnementales, devenues globales – à des degrés variables – à l'échelle planétaire, sont aussi de puissants révélateurs et moteurs d'inégalités, que ce soit dans une seule et même ville où elles creusent un fossé entre populations aisées et populations marginalisées ou entre des villes situées sur des continents et dans des contextes socioéconomiques différents. L'urbanisation galopante est ainsi principalement portée par la poursuite du développement en Afrique et en Asie. Les politiques de la ville devront tenir compte de ces exigences d'adaptation, à l'intersection des impératifs socio-économiques, environnementaux, climatiques et sanitaires, pour bâtir un espace urbain résilient et accueillant pour tous. Elles pourront s'inspirer d'exemples d'adaptabilité de métropoles soumises de longue date aux excès climatiques. L'acceptabilité sociale et économique des adaptations indispensables à la conception de la ville du futur est un autre défi pour les politiques urbaines à venir. Le Collège de France, par le biais de son initiative Avenir Commun Durable, espère apporter une contribution aux réflexions sur ces questions complexes. Pour ce faire, il s'appuie sur un panel large d'intervenants couvrant un vaste champ de disciplines. À quoi donc ressemblera la ville du futur ? L'initiative Avenir Commun Durable bénéficie du soutien de la Fondation du Collège de France, de ses grands mécènes La Fondation Covéa et TotalEnergies et de ses mécènes Faurecia et Saint-Gobain.

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Colloque - La ville du futur : De premières victimes des impacts du changement climatique, les villes peuvent-elles devenir le lieu privilégié de mesures d'adaptation et d'atténuation efficaces ?

12/1/2023
Grand événement Collège de France La ville du futur Année 2023-2£024 Colloque - La ville du futur : De premières victimes des impacts du changement climatique, les villes peuvent-elles devenir le lieu privilégié de mesures d'adaptation et d'atténuation efficaces ? Intervenant(s) Rémy Slama, Professeur invité, Collège de France, Responsable de l'équipe d'épidémiologie environnementale, IAB (Inserm-CNRS-Univ. Grenoble-Alpes), Grenoble Résumé Les villes accueillent une fraction élevée de la population ; les niveaux de température, de pollution atmosphérique et bruit y sont généralement supérieurs à ceux observés dans le reste du territoire ; elles sont plus vulnérables à la montée du niveau des mers et aux risques d'inondation. Les impacts sanitaires y sont donc accrus. De plus, c'est souvent là que les inégalités sociales concernant ces impacts sont les plus marquées. De nombreuses actions d'adaptation aux effets du changement climatique y sont possibles, souvent avec plus d'efficacité ou d'efficience qu'en milieu rural (via la transformation des logements, des modes de chauffage et refroidissement des bâtiments, la modification de l'albédo des sols et toits, la végétalisation). La densité de population élevée, qui est aussi la cause de vulnérabilités et d'impacts sanitaires accrus, peut rendre la mise en œuvre d'actions d'atténuation des émissions de gaz à effet de serre plus facile. Par exemple, le coût par habitant de l'isolation est bien plus faible pour les immeubles que les maisons individuelles, les transports publics bénéficient à un plus grand nombre, les distances plus courtes rendent le recours à la mobilité active moins coûteux en temps en ville. Il n'y a donc pas de fatalité à ce que la ville reste le lieu cumulant les plus grands risques sanitaires, et la ville du futur pourrait être le lieu d'invention d'un monde luttant efficacement contre le changement climatique. ------------ Le futur est dans la ville. En 2022, 56 % de la population mondiale, soit environ 4,4 milliards d'habitants, vivaient en milieu urbain. Cette tendance, si elle se maintenait, ferait que d'ici 2050, 7 personnes sur 10 seront citadines. Cette concentration humaine est source de richesse économique et culturelle, mais induit évidemment des risques, des fragilités, des inégalités parfois extrêmes. Elle est aussi génératrice d'effets environnementaux indésirables. La Banque mondiale estime que les villes représentent actuellement près des 2/3 de la consommation mondiale d'énergie et 70 % des émissions planétaires de gaz à effet de serre. Responsable certes, mais aussi victime de l'accélération des changements environnementaux, en particulier climatiques, caractéristiques de l'anthropocène. Ainsi s'impose la nécessité d'adapter les grands ensembles urbains à ces défis environnementaux. Certaines métropoles sont menacées par la montée des eaux océaniques. D'autres – parfois les mêmes – sont menacées par les accidents climatiques extrêmes, précipitations massives génératrices d'inondations brutales, canicules, voire simplement augmentation soutenue des températures moyennes impactant violemment populations et infrastructures urbaines. À ces défis vient s'ajouter la gestion du risque sanitaire : qualité et disponibilité de l'eau, risque épidémique, maladies liées à la pollution. L'« exposome urbain » reste à appréhender dans sa globalité, sans parler des altérations de la biodiversité microbienne, animale et végétale. Ces pressions environnementales, devenues globales – à des degrés variables – à l'échelle planétaire, sont aussi de puissants révélateurs et moteurs d'inégalités, que ce soit dans une seule et même ville où elles creusent un fossé entre populations aisées et populations marginalisées ou entre des villes situées sur des continents et dans des contextes socioéconomiques différents. L'urbanisation galopante est ainsi principalement portée par la poursuite du développement en Afrique et en Asie. Les politiques de la ville...

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